Prendre plusieurs kilo de viande fraîche de part et d’autre, effleurer du bout des doigts avec passion.
Enlever délicatement les mauvais sentiments, ajouter quelques brins de fantaisie, juste pour le plaisir, un soupçon de folie sinon c’est indigeste, un ou deux grammes de poivre en grains pour l’exotisme, de gros bouquets garnis et pas seulement aux grands événements, une pelure de gingembre, ou un bocal de chocolat afin de mieux tenir le choc, une brassée de patience et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour. Laisser mariner le tout pendant quelques années, en n’omettant pas de réactiver régulièrement. Lancer la cuisson à voluptueux bouillons, puis faire mijoter à petit feu très tendrement. Déguster alors sans modération.
G.M.-L. |
 |
|