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Mais moi, j’ai faim de toi, et je veux t’engloutir, boire à ta source vive tous les sucs de l’amour, me saouler, m’enivrer, m’aviner, de ta liqueur divine.
Et puis rouler parterre, grappiller, picorer, grignoter, les doigts de tes deux mains, et de tes pieds aussi, tes épaules, tes flancs, et le bout de tes seins, ton cou, ton cul, ton sexe, et derrière tes genoux.
Je veux tout consommer, tout flairer, tout sentir, sempiternellement, tous les sens en émoi.
Ô oui, j’ai faim de toi, sans frein, sans feinte sans fin |
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