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   Poesie Cochonne      
    

 

Je te mange sans faim,
sans frein,
sans feinte,
sans fin,
humant à la dérobée les senteurs de ton corps déployé sous mes yeux  pour un festoiement festif.

Tu fleures délicieux,
délictueux,
délicat,
et je me délecte,
mise en appétit par ce fumet savoureux.

Alors d’un regard gourmand,
gourmet,
goulu,
je te dévore de la prunelle,
te goûte des paupières.
Puis je croque à l’envi le lobe de ton oreille qui m’invite à virevolter vivement sur ton visage.

Je savoure,
savamment,
sans rien laisser paraître,
ta lèvre inférieure qui se laisse distraire un peu désabusée,
avant que me de m’offrir ta langue langoureuse qui lentement s’enroule à mes langueurs languides     
                                                                                                          
                     

 

                                      
       

 

                                      

Mais moi,
j’ai faim de toi,
et je veux t’engloutir,
boire à ta source vive tous les sucs de l’amour,  
me saouler,
m’enivrer,
m’aviner,
de ta liqueur divine.

Et puis rouler parterre,
grappiller,
picorer,
grignoter,
les doigts de tes deux mains,
et de tes pieds aussi,
tes épaules,
tes flancs,
et le bout de tes seins,
ton cou, ton cul, ton sexe, et derrière tes genoux.

Je veux tout consommer,
tout flairer,
tout sentir,
sempiternellement,
tous les sens en émoi. 

Ô oui, j’ai faim de toi,
sans frein,
sans feinte sans fin     
                                                                                                         
                                                                   

    
Even Gil

 

 

 

 

 

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