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Poésie du 14-05-2008 Poésie cochonne
| D'une pimbêche |
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Fornicator |
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Agnès, vous faites la sucrée A l'aspect d'un membre dressé : On croirait, à votre air pincé, Que votre entrecuisse est sacrée...
Mais je sais bien qu'on vous séduit Dès qu'on vous offre le déduit ; Au seul bruit de cette aventure
Vous n'avez plus un poil de sec, Et si vous pincez le bec C'est pour mieux ouvrir la nature.
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Nous avons essayé des petits coins bizarres. La table du salon, le placard à balais, Assis ou bien debout, coincé dans un bazar, A Paris, en Poitou, au fond du Bordelais.
Nous avons innové des périodes baroques. Le matin ou le soir, à minuit, à midi, Au dîner, au souper, au goûter, five o'clock, Hebdomadairement, le lundi, le mardi.
Mais le meilleur endroit, croyez nos suggestions, L'instant le plus fameux, le moment délicieux Pour plonger dans un livre avec délectation, C'est vautré dans son lit, heureux et silencieux. |
| Louis Perceau |
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G.M.-L. petits poèmes pour rire | Poésie du 07-04-2008 Poesie Cochonne
Un peu, beaucoup, si peu....
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A vous |
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Vous les minus, les culs serrés, les rien du tout, les sans amour. Vous les cœurs gris, les importuns, les hors-la-joie, les boute-haine. Vous les ringards, les jalouseux, les trop-envieux, les saute-peine. Vous les frileux, les goupilleurs, les maraudeurs, les filandreux. Vous les classieux, les yeux baissés, les lâche-tout, les oublieux. Vous les crétins, les solitaires, les zignorants, les pinailleurs. Vous les gueuliers, les hypocrites, les patachons, les racontars. Vous les tordus, les pisse-en-biais, les chie-au-lit, les zinsultants, les baiseurs à froid et les autres, je vous le dis……
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ils auront beau tirer je resterai debout
face à leur désarroi devant tous leurs mensonges je resterai debout
ils pourront s’escrimer essayer de m’atteindre envoyer leurs soldats je resterai debout
ils tenteront de m’écraser de m’interdire leur palais de me réduire à la boucler de m’expédier aux galères
MAIS |
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Merci pour tout |
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je resterai debout ! |
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Extraits de Mots Dits - G.M.L. (éditions Dominique Gueniot) Poésie du 15-02-2008 Poésie Cochonne
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En bas dans son boudoir près du potager, l'Impératrice de Blandings venait de se réveiller, toute fraîche, d'une petite sieste. Elle regarda autour d'elle, heureuse de retrouver son vieil environnement familier.
... il semblait y avoir des substances comestibles dans l'écuelle près d'elle. Elle se leva et l'inspecta. En effet, c'était des choses tout à fait mangeables. Il était un peu tard mais on peut toujours se permettre un petit en-cas. Whiffle avait d'ailleurs déclaré, dans son imposant livre, que si un cochon veut atteindre une forme habituelle de mi-saison, il doit consommer quotidiennement au moins cinquante sept mille huit cents calories et, ce que Whiffle disait hier, l'Impératrice de Blandings le pensait aujourd'hui. Elle baissa sa noble tête et sy' attaqua.
P.G. Wodehouse les cochons ont des ailes
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Merci à Claude et Yves pour ce charmant ouvrage |
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| Poésie du 15-01-2008 Poesie Cochonne
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à méditer |
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Il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un porc satisfait ; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait. Et si l'imbécile ou le porc sont d'un avis différent, c'est qu'ils ne connaissent qu'un côté de la question : le leur. L'autre partie, pour faire la comparaison, connaît les deux côtés. |
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John Stuart Mill |
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oeuvre de Seb the Vilin |
| Poésie du 20-11-2007 Poesie cochonne
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Le petit cochon |
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si le petit cochon venait à me manger resterait de ma vie un kaléidoscope un machin tout rempli de mots à angoisser quelques clichés jaunis aux bords indéfinis des boîtes à malice en foutoir absolu où vous auriez du mal à trouver vos petits porcinets ou poussins là n'est pas la question |
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si le petit cochon venait à me manger resterait de ce temps à jamais disparu des chapeaux rigolos écrasés de soleil mes souliers à danser mon appareil photo des piles de bouquins classés petit bonheur un tiroir à secrets au ressort fatigué que vous auriez du mal à ouvrir pour savoir |
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| Extrait de "Ma vie en roses" |
Voleuse d'images n°2 |
G.M.-L. | Poésie du 16-10-2007 Poesie cochonne
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Femme et chatte |
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Elle jouait avec sa chatte, Et c'était merveille de voir La main blanche et la blanche patte S'ébattre dans l'ombre du soir.
Elle cachait - la scélérate ! - Sous ses mitaines de fil noir Ses meurtriers ongles d'agate, Coupants et clairs comme un rasoir.
L'autre aussi faisait la sucrée Et rentrait sa griffe acérée, Mais le diable n'y perdait rien...
Et dans le boudoir où, sonore, Tintait son rire aérien Brillaient quatre points de phosphore. |
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Paul Verlaine |
| Poésie du 12-07-2007 Poésie Cochonne
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La légende des sexes
Avez-vous jamais vu le serpent que l'on chasse ? De droite à gauche, errant, affolé, tête basse, en avant, en arrière, il va sans savoir où. il s'élance ; il recule, il cherche ; il veut un trou, un asile où cacher sa fureur écumante. Il cherche : il ne voit rien, et son angoisse augmente. Mais lorsqu'il aperçoit l'abri qu'il a rêvé, il entre et ne sort plus - Adam avait trouvé !
Un cri, puis des soupirs : l'homme a compris la femme. Les deux corps enlacés semblaient n'avoir qu'une âme. Ils se serraient, ils se tordaient, ils bondissaient. Les chairs en feu frottaient les chairs, s'électrisaient.
Les veines se gonflaient. Les langues acérées cherchaient une morsure entre les dents serrées, des nerfs tendus et fous, des muscles contractés, des élans furieux, des bonds de volupté... Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c'est la suprême étreinte, le frison convulsif....
Eve alanguie, éteinte, se pâme en un soupir et fléchit sur ses reins ! Ses yeux cherchent le ciel ; son coeur bat sous ses seins. Son beau corps souple, frêle, et blanc comme la neige, s'arrondit, s'abandonne au bras qui la protège.
Adam, heureux et las, se couche à son côté. Puis tous deux, lourds, le sein doucement agité comme s'ils écoutaient de tendres harmonies, rêvent, dans la langueur des voluptés finies.
Mais Eve : "Dieu, vois-tu, ne fait rien sans raison, Dieu fait bien ce qu'il fait... Viens là ! Recommençons.... "
Edmond Haraucourt |
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Platon disait, à l'heure ou le couchant pâlit Dieu du ciel, montrez-moi Vénus sortant de l'onde ! moi je dis, le coeur plein d'une ardeur plus profonde Madame, montrez-moi Vénus entrant au lit !
Victor Hugo | | Poésie du 12-06-2007 Poésie Cochonne
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Point trop n'en faut |
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Comment Gil, tu écris ? Sais-tu compter aussi ? Tu t'étais bien gardée, tout au long de ta vie, De nous faire entrevoir que tu avais ce don. Nous on se fiait bien sûr à tes sottes façons, Mais voilà qu'à présent, il te vient de l'esprit. Permets-nous ma chérie d'en être fort surpris. Pourtant depuis le temps que nous te fréquentons Nous aurions dû savoir, deviner, et bien non ! Tu camouflais ton jeu sous ton air abruti, Petite cachottière, vilaine pervertie. Tu pourras désormais parler dans les salons, Te mêler à la foule et aux conversations. On te regardera, étonné, ébahi, Epaté, stupéfait par ton soudain génie. Il ne te manque plus qu'un bon coup de piston Pour que ton nom, enfin, soit inscrit au fronton. Et si un jour venu, un idiot te publie, Envoie-nous s'il te plaît, un exemplaire gratuit ! |
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Extrait de Petits Poèmes pour Rire - GML |
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| Poésie du 13-04-2007 Poésie cochonne
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Pas de mots pour ces charmants gorets.... |
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ne sont-ils pas mignons ? |
| Poésie du 07-02-2007 poesie un peu hard
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Epigramme |
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Un Florentin auprès de sa maîtresse, Un certain jour, par goût de changement, Pour attaquer la forteresse, S'apprêtait à poser le mineur par devant. La donzelle surprise, arrête court mon homme ; Quoi ! (dit-elle) par là ! mon cher, y pensez-vous ? Ah ! (reprit-il) rassurez-vous ; Plus d'un chemin conduit à Rome.
Laus de Boissy - 1787 |
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poesie à mettre entre toutes les mains
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Grosgnongnon le Cochon |
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Grosgnongnon le cochon rouspète en toute saison Pour un oui, pour un non
Au printemps quand il fait doux il dit qu'il se sent tout mou. En été quand il fait chaud et qu'il se met en maillot il se trouve un peu trop gros Lorsque s'approche l'automne, Grosgnongnon baille et frissonne.
Et quans arrive l'hiver Grosgnongnon est en colère : il n'aime pas son bonnet qui lui tombe sur le nez !
C'est ainsi toute l'année, ce qu'il aime, c'est rouspéter.
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Claude Clément |
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Poésie du 07-01-2007 poesie cochonne
Comptines gentillettes
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Barbier, barbier, rasez un porc : Combien de poils pour une perruque ? Vingt-quatre, Monsieur le Duc Allez, allez, mouche-toi encore |
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Tom, Tom vola un cochon, Et au pas de course se sauva ! On mangea le cochon, Puis on battit petit Tom... Qui, en pleurs, quitta la maison |
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Carrément érotique
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Lou ma rose |
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Lou tu es ma rose Ton derrière merveilleux n'est-ce pas la plus belle rose Tes seins tes seins chéris ne sont-ce pas des roses Et les roses ne sont-ce pas de jolis petits Lous Que l'on fouette comme la brise Fustige les fesses des roses dans le jardin Abandonné Lou ma rose ou plutôt mes roses Tu m'as envoyé des feuilles de rose Ô petite déesse Tu crées les roses Et tu fais les feuilles de roses Roses Petites femmes à poil qui se baladent Gentillement |
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Elles se baladent en robe de satin Sur des escarpolettes Elles chantent le plus beau parfum le plus fort le plus doux Lou ma rose ô ma perfection je t'aime Et c'est avec joie que je risque de me piquer En faveur de ta beauté Je t'aime je t'adore je mordille tes feuilles de rose Rose reine des fleurs Lou reine des femmes Je te porte au bout de mes doigts ô Lou ô rose Au bout de mes doigts en te faisant menotte Jusqu'à ce que tu t'évanouisses Comme s'évanouit le parfum Des roses Je t'embrasse ô Lou et je t'adore |
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Guillaume Apollinaire |
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Poésie du 13-12-2006 poesie cochonne
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Boudin : signe de gaîté dans les maisons. Indispensable la nuit de Noël
Gustave Flaubert
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Dieu vous conserve la santé comme l'eau dans un panier percé Que Dieu vous donne diarrhée mortelle jusqu'à l'autre Noël |
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Les trois Rois se sont arrêtés devant la porte de mal-peignés Si vous n'voulez rien nous donner à votre porte nous allons pisser ! |
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| Comptines populaires chantées par les enfants, déguisés et jouant de la musique, en frappant aux portes pour demander, bonbons, gâteaux, douceurs, sous. |
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Poésie du 06-11-2006 Poésie voyeuse ?
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Voleuse d'images |
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Ma Vie en roses |
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Ne cherchez pas, ne cherchez pas, vous ne me connaissez pas. Nul ne me connaît. Nul ne me démasque. Je suis sans visage et sans nom. Sans passé, sans futur. Pas d'identité, pas d'empreintes. Pas d'adresse non plus. Je suis là, ici, nulle part.
Ange déchu ? Ariane perdue ? Dieu diabolique ? Sordide sorcière ?
Je me mêle de ce qui ne me regarde pas. J'aime vous observer. Je crois même que, parfois, je vous incite à l'irréparable afin de jouir de votre jouissance. Poussé dans vos retranchements, vous vous exécutez sans tarder. Avec délectation, même. Alors je vous savoure. Je me régale de vos fautes, de vos bas instincts. Je m'introduis dans votre intimité, sans vergogne.... |
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Préface de l'ouvrage |
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G.M.-L. |
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Poésie moqueuse ?
| Cochon de temps |
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Chienne de vie, Cochon de temps Temps suspendu Pendu tout court Court et bien haut Hautement mal ... j'ai pas dit mâle j'ai dit cochon. |
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| Poésie du 10-10-2006
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d'une pimbêche |
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Agnès vous faites la sucrée A l'aspect d'un membre dressé : On croirait à votre air pincé, Que votre entrecuisse est sacrée...
Mais je sais bien qu'on vous séduit Dès qu'on vous offre le déduit Au seul bruit de cette aventure
Vous n'avez plus un poil de sec, Et si vous pincez le bec C'est pour mieux ouvrir la nature
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Louis Perceau (1920) |
| Poésie du 11-09-2006 poèsies coquines
(où il est question plus de lapin que de cochon)
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trois petits lapins |
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fête galante |
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En revenant de Saint-Martin j'ai rencontré trois p'tits lapins un qui pue, un qui pète, un qui joue de la clarinette. J'en mets un dans mon chapeau il me dit qu'il fait trop chaud. J'en mets un dans mon mouchoir il me dit qu'il fait trop noir. J'en mets un dans ma culotte Il me mange ma petite carotte
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Rêveur, Scapin Gratte un lapin Sous sa capote.
Colombina Que l'on pina ! Do, mi... tapote
L'oeil du lapin Qui tôt, tapin, Est en ribote..
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anonyme (1931) |
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Arthur Rimbaud (1871) |
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Poésie du 25-07-2006 une bien jolie poésie
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Les baisers |
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Nos baisers par centaines, milliers, par millions tant qu'ils furent, jamais je n'ai su les compter : mes fruits, mes poignards, mes oeillets ! Je peux dormir et rêver sur ta bouche, chanter et mourir sur ta bouche, encore et encore ; ta bouche, rade profonde où je passe la nuit après le long voyage, où j'arrive sans jamais la fatigue d'arriver... Nos baisers sont des luttes lourdes, longues, déchirantes, où participent le sang, la voix, la mémoire. Oh, je suis jalouse de l'eau que tu bois, des paroles que tu prononces, de ton souffle bleu.... Je suis jalouse de cette injuste distance entre nos bouches.
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Auguste Rodin - Le baiser |
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Nina Cassian - poète roumain |
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la mort des cochons |
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un peu plus érotique |
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Nous reniflerons dans les pissotières Nous gougnotterons loin des lavabos Et nous lécherons les eaux ménagères Au risque d'avoir des procès-verbaux
Foulant à l'envi les pudeurs dernières Nous pomperons les vieillards les moins beaux Et fourrant nos nez au sein des derrières Nous humerons la candeur des bobos
Un soir plein de foutre et de cosmétique Nous irons dans un lupanar antique Tirer quelques coups longs et soucieux
Et la maquerelle, entrouvrant les portes, Viendra balayer - ange chassieux - Les spermes éteints et les règles mortes
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Paul Verlaine (1871) |
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| Poésie du 30-05-2006 une jolie poésie, pas cochonne pour deux sous
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femme flottante entre deux eaux entre deux maux où j'ai tout faux
femme flottante entre deux mondes entre deux rondes qui vagabondent
femme flottante entre deux jeux entre deux feux où j'ai trop peu
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femme flottante entre deux trêves entre deux rêves qui me soulèvent
femme flottante entre deux lits entre deux vies où je m'ennuie
femme flottante entre deux haines entre deux scènes qui me font peine
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G.M.-L. |
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une autre, carrément érotique
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Epithalame
Tes mains introduiront mon beau membre asinin Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses Et je veux l'avouer, en dépit d'Avinain, Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses ?
Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses Fera l'honneur abject des suçons sans venin De ma mentule mâle en ton con féminin Le sperme tombera comme l'or des sluices.
Ô ma tendre putain ! tes fesses ont vaincu De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère, L'humble rotondité sans sexe de la terre,
La lune chaque nuit, si vaine de son cul, Et de tes yeux jaillit, même quand tu les voiles, Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
Guillaume Apollinaire
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Poésie du 10-04-2006 pas du tout cochonne (seulement nostalgique)
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Chronos |
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Car le temps patiemment griffera ton visage Tu auras beau hurler tu auras beau pleurer Tu auras beau guetter tu auras beau tricher Il sera sans pitié tu paraîtras ton âge
Le regard du miroir jamais ne dissimule Ne crois pas tes amies ne crois pas leurs douceurs Qui gomment tes sillons pour oublier les leurs Le reflet renvoyé sonne ton crépuscule
Les crèmes les onguents ne font rien à l'affaire Chronos avec dédain piétine tes appas Tu avances c'est sûr vers un noble trépas Les heures en s'envolant te rendent suicidaire
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Le vent dans mon crâne |
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| Poésie du 05-03-2006 Juste un peu érotique
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Neuf maîtres se sont mis à façonner la motte : le premier a été le maître charpentier, qui de sa hache lui appliquant un coup, a fait une profonde entaille. Le loup est venu, qui lui laisse la faim, et c'est pour cela qu'elle est goulue de viande ; l'ours lui a mis dessus tout son poil, et c'est pour cela qu'on l'appelle la marmotte. Le crabe lui a donné ses pinces, le chien ses dents, la morue et le hareng son odeur, la sardine du sel, par tous les vents. La limace y a construit plus d'une cellule et a laissé là tous ses fourniments, c'est ce qui la rend toujours gluante.
Parce que j'ai toujours peur que cette fois soit la dernière, je ne suis jamais content, je voudrais que toute femme fût à moi.
Perchè ho sempere paura che la sia, l'ultime volta, no son mai contento, vorrave ch'ogni donna fusse mia. |
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Ces poèmes sont extraits d'un ouvrage superbe intitulé "Sonnets érotiques" de Giorgio Baffo, illustré par Hugo Pratt, paru aux éditions Vertige Graphic en 1998. Je vous le recommande. Giorgio Baffo est né à Venise le 11 août 1694, dernier descendant d'une famille qui, au cours des siècle, a activement participé à la vie politique de la république, il a toujours refusé que ses écrits soient publiés de son vivant. Le premier recueil de ses poésies a vu le jour à Londres en 1771.
Poésie du 22-01-2006 poésie cochonne (gentille)
boutade poétique due au talent du cuisinier lyrique Rouyer
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Entre Pâques et Pentecôte, que de jambons l'on mangera ! Aussi chacun, en aimable hôte, sur ces mets, son mot contera.
Citons la réponse naïve faite par un gourmand abbé, à qui disait un gai convive : - "si dans la religion juive vous viviez ; pour vous prohibé ce jambon gras à chair exquise ! -"Oui, pour en manger bel et bien, si j'étais enfant de Moïse, je me ferais vite chrétien !"
Bonne risposte à l'Esculape grondant le bel esprit Beautru, qui fait de ses draps une nappe sur laquelle est un jambon cru : -"quelle qu'en soit la provenance, cuit ou non cuit, mon ordonnance vous défend, malade piteux, ce jambon, mauvais pour la goutte ! -"pour elle, oui, docteur, oui, sans doute ; mais qu'il est bon pour le goûteux !"
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la truie possède douze mamelles |
| Poésie du 03-12-2005
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poésie cochonne |
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Ô si peu |
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Mon imperméable, imperturbablement, perturbe !
Il fait jaser.
Cette espèce de ciré ne laisse personne indifférent.
Vous surtout.
Je l’ai remarqué.
Matière synthétique, anthracite,
translucide, fantasmagorique,
avec un grand col comme je les affectionne,
avec des godets qui dansent à chaque pas,
qui fredonnent, froufroutent et vous mettent en émoi.
Depuis qu’il s’est introduit dans ma garde-robe,
j’entends le pire comme le meilleur.
Et les copains ?
Ah ! les copains.
Ils bavent,
ils rêvent,
ils m’imaginent,
un jour de pluie venteuse,
nue sous la transparence.
Ils projettent sur mon imper
dans mon imper ?
Sous mon imper ?
des fantasmes de toutes sortes.
Et quand je le porte, je vois bien
votre œil s’allumer,
votre fantaisie, débridée soudain,
galoper,
s’emballer.
Vous aussi, vous partez en cavale,
Vous vous vautrez dans mon imper.
Pervers !
Even Gil |
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Que cherches-tu sous la mousse, petit Chaperon rouge ? Ta galette est égarée, ton petit pot de beurre s'est dépetitpotdebeurrerisé ? Et la mère-grand attend....
Qu'elle attende, mère-grand, qu'elle attende ! Elle attendra longtemps le grand loup noir si méchant. Car il est là, sous la mousse. Chaperon rouge l'a trouvé. Elle le tient dans son petit poing serré. Je crois bien qu'elle va se le garder.
Extrait de "je t'aime" (éditions Hors Collection) Barbe-Cavanna
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Poésie du 26-10-2005
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Poésie Cochonne |
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Je te mange sans faim,
sans frein,
sans feinte,
sans fin,
humant à la dérobée les senteurs de ton corps déployé sous mes yeux
pour un festoiement festif.
Tu fleures délicieux,
délictueux,
délicat,
et je me délecte, mise en appétit par ce fumet savoureux.
Alors d’un regard gourmand,
gourmet,
goulu,
je te dévore de la prunelle,
te goûte des paupières.
Puis je croque à l’envi le lobe de ton oreille
qui m’invite à virevolter vivement sur ton visage.
Je savoure,
savamment,
sans rien laisser paraître,
ta lèvre inférieure qui se laisse distraire un peu désabusée,
avant que me de m’offrir ta langue langoureuse
qui lentement s’enroule à mes langueurs languides. |
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Mais moi, j’ai faim de toi,
et je veux t’engloutir,
boire à ta source vive tous les sucs de l’amour,
me saouler, m’enivrer, m’aviner, de ta liqueur divine.
Et puis rouler parterre,
grappiller,
picorer,
grignoter,
les doigts de tes deux mains,
et de tes pieds aussi,
tes épaules, tes flancs,
et le bout de tes seins,
ton cou, ton cul, ton sexe,
et derrière tes genoux.
Je veux tout consommer, tout flairer, tout sentir,
sempiternellement,
tous les sens en émoi.
Ô oui, j’ai faim de toi,
sans frein, sans feinte sans fin |
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Even Gil |
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Poésie du 02-11-2004
Poésie Cochonne (gentille)
le Cochon
Le cochon habite une petite cabane et ne fait rien de la journée. On le nourrit à ne rien faire et cependant, il grogne sans arrêt. Il est sale et renfrogné et pourtant on le tolère à cause du lard. Il devient tellement gros que c'est une honte. Les gens des villes, au lieu de dire "cochon" comme tout le monde, préfèrent l'appeler "porc". D'ailleurs un saucisson pur cochon, ça n'existe pas. Il existe deux autres sortes de cochon qui n'ont rien à voir avec le vrai. C'est tout d'abord le cochon d'Inde et quelquefois, mais plus rarement, le cochon qui s'en dédit. Le cochon qui sommeille est le contraire de la Belle au bois dormant, d'abord parce que c'est un homme et qu'il se réveille à la moindre occasion.
Bernard Dimey - Nogent (Haute-Marne)
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Tirelire
Mon petit cochon bleu A le ventre bien creux Car on y met jamais Le moindre sou percé. J’attends des jours entiers Qu’un inconnu y glisse Une piécette lisse, Un billet de cent francs, Un rendez-vous galant, Une place au ciné, Un signe d’amitié.
G.M.-L. |
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Poésie Cochonne (un peu plus hard)
Sonnet du trou du cul
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Obscur et froncé comme un oeillet violet il respire, humblement, tapi parmi la mousse, humide encor d'amour qui suit la pente douce des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait ont pleuré, sous l'autant cruel qui les repousse, à travers de petits cailloux de marne rousse, pour s'en aller où la pente les appelait.
Ma bouche s'accouple souvent à la ventouse mon âme, du coït matériel jalouse, en fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C'est l'olive pâmée et la flûte câline c'est le tube où descend la céleste praline Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.
Arthur Rimbaud et Paul Verlaine
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Poésie du 27-10-2004
Poésie cochonne
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Tirelire
Mon petit cochon bleu A le ventre bien creux Car on y met jamais Le moindre sou percé. J’attends des jours entiers Qu’un inconnu y glisse Une piécette lisse, Un billet de cent francs, Un rendez-vous galant, Une place au ciné, Un signe d’amitié.
G.M.-L. |
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Nina
Elle furetait sans cesse, retournait les semis. Le jardinier furieux n’était pas son ami, et souvent elle couinait, sous son coup de bâton. Mais c’était plus fort qu’elle, la terre sentait si bon ! Elle était son ami et, en suivant ses pas, dans sa poche elle cherchait un bout de chocolat. De ses petits yeux bleus, elle regardait partout ; Avec le chien, joyeux, ils couraient comme des fous. Des oreilles à la queue elle était toute rose, elle aurait bien aimé être une jolie chose qu’on garde avec amour, sans crainte d’abandon.. mais Truie elle était née et finirait jambon !!!
Michelle Joly – Breuvannes-en-Bassigny (52) |
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Le Cochon
Le vieux cochon dit aux porcelets, les forêts abritent truffes et faines, alors suivez-moi, vous tous les porcelets, courons-y à perdre haleine ! Le charbonnier, assis dans l'ombre, le menton posé sur la poitrine, vit arriver le gros cochon et les porcelets tout essoufflés il surveilla, dessous un grand rameau vert, le cochons qui en grognant reniflaient et fouillaient dans le sol bruyamment et lorsque, rassasiés, ils partirent, la nuit continuant son chemin étoilé, il fixa, le visage dans les mains, sa médiocre flambée.
Walter de la Mare |
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Si je parle toujours de sexe, c'est que je trouve impudique de parler d'amour.
Woody Allen |
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