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Edito du 29-06-2008 Edito entre deux dates
Il m’arrive quelque chose de curieux (encore, allez-vous dire, mais qu’est-ce qu’elle a cette Cochonne à vivre ainsi des moments curieux à tout bout de champs ??) Je vous répondrai que beaucoup d’événements peuvent être curieux. Suffit pour cela d’attacher de l’importance aux petits travers de l’existence, aux minuscules bonheurs de chaque jour, aux instants éphémères, aux lumières sans conséquence, à la fugacité du temps. Et pour toutes ces choses sans intérêt, croyez-moi, je m’y entends.
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Cette fois, il s’agit d’un sentimentalisme que je ne me connaissais pas. J’ai acquis d’occasion, il y a quelques années, un magnifique cabriolet rouge – intérieur cuir noir – un superbe bijou, un rêve d’adolescente que je réalisais. Ensemble, nous avons effectué de jolis voyages, parcourant des chemins bucoliques, avalant des kilomètres d’autoroutes, musardant ici, traînassant là. Une voiture décapotable est merveilleuse l’été. C’est l’ennemi juré de l’empressement. Pourquoi se hâter, alors qu’il est si doux de sentir le vent vous caresser le visage ? Pourquoi se presser, alors que vous glissez, béate, à l’intérieur du paysage agreste ? |
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| Nous étions très unies, ma voiture et moi. Certains prétendaient qu'elle m'allait bien. Nous étions donc très proche l’une de l’autre. A tel point qu’avec Elle, je n’ai jamais raté un créneau, jamais accroché quoi que ce soit. C’était la première fois que je me laissais séduire par un véhicule – par un objet ! Oui, mais voila, les meilleures choses ont une fin ET, il me faut me séparer de cette compagne. Je dois être raisonnable, confortable, penser mère-grand avec un peu plus de places à distribuer, avoir un coffre plus spacieux pour y accueillir désormais le triangle de sauvetage, le gilet réfléchissant, et je ne sais quelle faribole qu’on va nous obliger à transporter bientôt.
J’ai du chagrin de devoir abandonner mon cabriolet. Savoir qu’il va se retrouver entre les mains de je ne sais qui, me peine. Vraiment. C’est stupide, n’est-ce pas ? Il y a tant d’autres choses plus graves dans la vie.
Edito du 14-05-2008 Edito du 13 mai 2008
Tiré par les cheveux
Il faut que je vous raconte mes errances écrivassières ; mes douleurs de créatrice ; mes doutes et mes incertitudes de chaque jour (oui, oui, j’écris presque chaque jour. Et souvent, des lignes et des lignes d’obligations, d’études, de rapports, de chroniques sans intérêt)
Parfois mes amis, autour de moi, lorsque j’évoque un embarras d’écriture, hausse les épaules et, l’air blasé, me lance « oh ! toi, évidemment, tu n’as jamais de difficulté pour pondre un article… ». Comme si le fait d’avoir des « dispositions » (comme disait ma grand-mère) me dispense de l’angoisse de la page blanche. Comme s’il suffisait de m’endormir le soir, avec sous l’oreiller un méli-mélo d’idées, pour qu’au matin, le teint frais et l’esprit vagabond, je retrouve à la place une rubrique bien tournée, flamboyante d’intelligence et sans aucune faute syntaxique. Je précise à tous ces envieux qu’il n’en est rien et que moi aussi, j’ai parfois les mélangeoires percées. Qu’il m’arrive également d’être à sec de mots, vide de bon sens et d’être dépassée par le temps qui galope. Dans ces moments de profond désarroi, je fais comme tout le monde : je tire à la ligne. J’invente du solide avec du vent. Je broie du rien en poussière de tout. Je mélange des histoires de pluie avec des légendes de soleil ; des fantaisies nocturnes avec des prises de tête de jour. Je secoue l’ensemble avec ardeur et il en sort, parfois, quelquefois – mais pas toujours – une composition talentueuse. Ou du moins, acceptable. La preuve ? Cet édito tiré par les cheveux.
Grand sourire, et bonne lecture à vous, mes petits porcinets. Pardonnez cette pirouette. Mais un jour viendra où je vous montrerai que j’ai du talent….. (tagada tsoin tsoin)
Edito du 09-04-2008 Edito du 13 avril 2008
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Le rire est le propre de l'homme |
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…. écrivait François Rabelais, en un temps lointain, où justement on riait de peu et presque de tout. Les tréteaux dressés devant les églises, recevaient déjà des bateleurs moqueurs. Les libelles brocardaient le pouvoir en place. Aujourd’hui, peut-on rire de tout ? Peut-être, peut-être, mais ce n’est pas sûr. Rire, oui, mais pas avec n’importe qui (a aussi écrit quelqu’un dont j’ai oublié le nom). Est-ce à dire qu’avant de s’esclaffer, il nous faut nous méfier de notre interlocuteur ? Est-ce à dire qu’avant de s’en payer une bonne tranche, nous devons tâter le terrain ? Ah ! désormais donc, le rire perd sa spontanéité au profit de la méfiance. Rire châtié, rire BCBG, rire politiquement correct. Ah ! Ah ! Ah ! Rire devient un art difficile, voire un artifice à n’utiliser qu’à bon escient. |
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Pourtant, du rire gargantuesque au rire muet de Buster Keaton, en passant par celui excessif d'un Coluche, quelle différence y a-t-il ? Peu, me semble-t-il. Les uns et les autres dénonçant au fond les dérives d'un système, les injustices flagrantes, les protocoles surannés. Mettre le doigt là où ça fait rire, met souvent l’accent là où ça coince. La découverte d’une école du rire me fait, cependant, dresser les cheveux sur la tête, surtout quand je lis que « le rire est devenu une chose sérieuse qui guérit et qui aide ». Le rire thérapie va-t-il être remboursé par les C.P.A.M. ? Y aura-t-il des dépassements d'honaires dès lors qu'on choisira un maître ès burlesque ? Ou bien est-ce un placebo de plus, grâce à quelques chatouillis sous les bras ? Ne riez pas, ne riez pas, j’ai découvert également qu’il existe une journée mondiale du rire (7 mai prochain). Ce jour là, n'hésitez pas : riez, puisque c'est autorisé et.... gratuit !
Allons, allons, cessons de rire de n'importe quoi. Ce n'est pas sérieux et je n’ai pas pour prétention de vous guérir de vos maux. Non. Mes mots à moi sont seulement là pour vous faire sourire.
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Bonne lecture à tous |
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Edito du 16-03-2008 Edito du 13 mars 2008
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Avec toutes nos conneries, la France d’en bas a le vertige |
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Si je vous livre cette petite phrase acidulée, tirée d’un ouvrage tout aussi acidulé et amusant, ce n’est pas par provocation, mais juste pour vous faire sourire en cette période d'après élections. Nous venons de subir plusieurs mois de campagne, avec une couverture médiatique tellement abondante et quotidienne que j'ai manqué attraper le tournis. Il convient donc, avant les prochaines, de se détendre. Je ne suis pas d’un naturel révolutionnaire, mais plutôt iconoclaste. Rire des travers (et non pas de travers) de notre société au lieu d’en pleurer ; ne pas trop se prendre au sérieux, mais faire les choses sérieusement, telle pourrait être ma devise, si toutefois il m’est possible, sans paraître trop prétentieuse, d’en avoir une. Donc, je vous renvoie à cet ouvrage délirant « Pépites de cafés – écrit pas Robert Ebguy chez Bernard Pascuito éditeur » Vous y trouverez plein de choses drolatiques… tique… tique….. Aïe aïe aïe ! |
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Aujourd'hui, la racaille et la volaille s'entendent pour nous tondre la laine sur le dos
Edito du 10-02-2008 Edito
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Les préparatifs des élections municipales agitent le quotidien. Ils me renvoient à mon premier roman – inédit, faut bien le dire. C’était… c’était en… j’avoue que je ne sais plus. C’était il y a quelques dizaines d’années, dirons-nous. J’écrivais depuis toujours. Des petites choses amusantes, des poèmes bien troussés, rien de bien conséquent. Je ne me prenais guère au sérieux. Je n’avais pas du tout confiance en mon talent d’auteure !!! J’écrivais juste pour le bonheur des mots, pour la musique des phrases, pour ordonner sur le papier toutes ces idées en vrac dans ma tête. Je n’étais pas bavarde, alors j’écrivais. Je crois qu’encore aujourd’hui, il m’est plus facile d’écrire que de parler.
Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt revenons à ce premier roman. L’un de mes fils, face à mes bluettes, m’avait mise au défi d’écrire un « vrai » roman. Le pari lancé, je m’étais attelée à la tâche. Pensant qu’un roman policier serait plus simple à écrire qu’autre chose, j’avais tracé le canevas d’une histoire de crime rural sur fond d’élections municipales, que j’avais intitulée tout simplement « Les municipales ». J’y prenais pour décor le village où j’habitais, pour personnages une partie de la population, et pour fond bien sûr les horions qu’on échange dans ces moments là. Chaque soir, je lisais à mes garçons les pages nouvelles pondues la nuit précédente. Ils en redemandaient. Je n’allais pas assez vite à leur goût. Ils voulaient savoir qui ? Comment ? Pourquoi ? Je ménageais le suspense. |
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Contrairement à mes certitudes, ce genre littéraire n’est pas plus facile qu’un autre. Loin s’en faut. Il faut beaucoup de rigueur pour mener à bien l’aventure sans fausses notes, sans trop d’invraisemblances. J’avais récupéré un calendrier sur lequel j’inscrivais les différentes phases du crime et de l’enquête, afin de garder une cohérence dans l’avancée de l’histoire. J’avais élaboré des fiches par personnage, avec caractère, habitudes, emploi du temps, etc... J’améliorais le tout au fur et à mesure du déroulement. Mes fils étaient en haleine. Et quand je leur ai lu le dernier chapitre, enthousiastes, ils m’ont demandé de commencer autre chose et de publier l’œuvre terminée. Je n’ai jamais publié cet ouvrage, dont le manuscrit doit traîner quelque part au grenier. Il y restera.
Pourquoi cette histoire m’est-elle revenue ? Simplement parce que, dernièrement, je me suis trouvée invitée, chez mon libraire préféré, à une présentation d’ouvrage à laquelle participaient deux critiques gastronomique et un philosophe. Le débat s’est terminé autour d’un verre – parce que mon libraire préféré tient aussi un bar au fond de sa librairie – et, bien sûr, parce que nous sommes en pleine campagne politique, le public était constitué pour une grande partie, de candidats – de tous bords – aux prochaines municipales. J’avoue que je me suis régalée à les observer faisant des ronds de jambes à l’assistance.
Juste un petit truc, comme ça, dans le creux de l’oreille : je viens de terminer un nouvel essai que j’ai intitulé « mes journaux de campagne ». Mais…. Chutt…. Je vais ranger le manuscrit au grenier.
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Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. A l'état sauvage, c'est un animal très propre Pierre Loti
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| Edito du 15-01-2008 Edito
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Parait qu'il faut démarrer l'année en fanfare ! Zim boum boum, zim boum boum, si l'on ne veut pas rester à quai. Toujours plus loin, toujours plus fort. Les derniers ne seront pas les premiers. Alors, je démarre en fanfare.... enfin, presque, car le temps n'y est pas ; le coeur non plus. Mais faisons belle figure puisque nous sommes encore en plein dans la période des bonnes résolutions (ah ! vous êtes déçus, vous pensiez que j'allais parler des soldes et du pouvoir d'achat... quand je vous disais que le coeur n'y est pas) |
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| Edito du 09-12-2007 Edito
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Non, non, en cette fin d’année, je ne suis pas iconoclaste. Le réchauffement de la planète m’intéresse. Le réchauffement de la planète, on en parle, on en parle beaucoup. Les avis sont partagés, voire contradictoires. S’agit-il de la grande catastrophe naturelle du siècle ou est-ce le cours inexorable du système qui a vu, depuis des millénaires périodes glaciaires, périodes brûlantes se succéder ? Disparaître les dinosaures, s’engloutir des civilisations, transformer des forêts humides en désert. Etant une béotienne en la matière, je me garderai bien de vous donner un avis. La copie de cette carte postale – reçue récemment – est juste posée là, car j’ai envie de vous inviter à sourire. Même à rire carrément, en cette période morose où le rire n’est pas vraiment le propre de l’homme. Car, comme disait Boris Vian « si on ne rit pas de la guerre quand elle n’est pas là, ce n’est pas quand elle y sera qu’on pourra le faire », j’ajouterai si on ne rit pas de la planète tandis qu’on peut le faire, ce n’est pas quand elle sera retournée à l’élément liquide qu’on le fera. Sur ce, je souhaite pour vous, une merveilleuse fin d’année et que celle qui vient vous apporte sérénité, bonheur, partage. Edito du 14-11-2007 Quand j'aurai l'âge de mes artères
Tout d'abord un grand, un immense merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un mot d'amitié, un signe de connivence, leurs condoléances pour ces anniversaires successifs. Leurs marques d'affection m'ont fait chaud au coeur et, en cette période morose, venteuse et froide, c'est bien de chaleur dont nous avons le plus besoin. Donc merci encore. Je vous l'ai déjà dit, je déteste cette période qui conduit à l'obscurité. Le printemps est loin, mais peut-être qu'en lisant un peu de mes élucubrations nous prendrons patience. Edito du 10-10-2007
Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire
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Et oui, trois ans déjà.
Trois ans que je vous abrutis chaque mois avec mes élucubrations - le 13, parfois le 15, quelquefois plus tard, mais toutefois aussi régulièrement que je peux. Ne vous y trompez pas cependant, même si mes sujets sont légers, mes images débridées, mes dérapages incontrôlables, je développe beaucoup de sérieux pour tenter de vous apporter, sinon un brin de culture, du moins un souffle de fantaisie. Et, en ces temps ternes, sans couleur, sans saveur, rire n'est-il pas la meilleure récréation qui nous soit offerte ? Rire. Peut-être pas de tout - et encore - mais du moins aussi souvent que possible. Rire pour ne pas pleurer. Rire ensemble. Rire de rien. Rire de peu. Rire toujours. Pierre Desproges disait "on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui". Alors, comme vous n'êtes pas n'importe qui, que je ne suis pas n'importe quoi, rions ensemble pour cet anniversaire cochon. |
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Edito du 17-09-2007
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photos de vacances |
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La coutume veut, qu’au retour de vacances, les baroudeurs échangent leurs photos souvenirs. Soirée diapo, comme on disait, il y a peu ; soirée au cours de laquelle on devait se fader les souvenirs des autres. Quand encore, ils nous abreuvaient de paysages – exotiques ou pas – ça passait. Mais, souvent, fallait avaler, entre la poire et le fromage, voire dès l’apéritif, la photo floue de la petite crêperie sympa où le cidre était doux, ou bien encore l’énorme café liégeois avec des noisettes fabuleuses du bar de la plage, ou même, la soirée barbeq du camping des flots, avec Gégé et son slip sur la tête. Enfin bref des trucs et des machins ne présentant d’intérêt que pour ceux qui les ont vécus.
Après cette entrée en matière, je ne vais pas faillir à la tradition puisque ma photo de porc sauvage est une photo de vacances, prise au détour d’un chemin corse. La preuve que les cochons ne sont pas tous roses et que mes fantasmes porcins finissent par en obnubiler plus d'une. Je vous invite également à retrouver, dans ma porcherie virtuelle le portrait d'un certain nombre de cochons d'ici et d'ailleurs. De bien mignons porcinets qui ont ensoleillé mon été. |
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merci Catherine |
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| Edito du 11-07-2007
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Attention ça va être ta fête |
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Lors de mes pérégrinations estivales, j’ai découvert au hasard d’un sentier une pancarte indiquant « Fête du cochon ». Pensez si la Cochonne curieuse que je suis a emprunté ce sentier, juste pour voir. Juste pour un mignon cochon, un gentil porcelet, cuit ou cru…. Mais qui l'eut cru, car si la fête battait son plein – musique, flonflon, manèges et bières - aucun pourceau à l’horizon, ni mort, ni vif, ni en broche, ni grouinant. Rien, vous dis-je ! Ou alors doit-on considérer la chose sous l’angle sandwiches/jambon, sandwiches/ saucisse ? Réducteur, vous ne croyez pas ? Faire la fête du cochon sans porc c’est un peu comme fêter Noël sans Père Noël. Faire la fête sans fête. IM-PEN-SA-BLE. Rassurez-vous, j’ai quand même ripaillé. Ailleurs, mieux, un autre jour. Journée Champêtre non stop, indiquait l'invitation reçue. Journée musicale, arrosée mais chaleureuse et, indirectement, le cochon présent, succulent pour le palais à défaut d'être à grogner. Bien sûr, sur cette image il est plus mort que vif ; mais quel jambon, non ? Et puis, il était vivant dans la conversation, puisque je ne me prive jamais d'en parler à tout va. J'avais même coiffé mon chapeau de paille rose et enfilé mes pieds de truie proprette pour l'occasion, mes si jolies chaussures roses et douces. Je vous les montrerai la prochaine fois. Promis. Edito du 11-06-2007
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Ecrire est un acte d'amour |
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Cette phrase de Jean Cocteau que je viens d’inscrire au dos de mes cartes de visite, me renvoie à mes propres propos. Depuis toujours, j’ai tenu ce langage : écrire est un acte d’amour. D’abord un moyen d’aller vers les autres, de les écouter, de porter leurs maux, de transcrire leurs attentes, de leur soumettre les nôtres. Quelquefois par des chemins détournées, par des sentiers buissonniers. D’autres fois en allant droit au but. A travers parfois l’étonnement des autres qui vous revient. Un moyen aussi de les interpeller, de s’offrir à eux ; une façon de leur dire « regardez-moi, aimons-nous, partageons » ; parfois, discrètement, parfois brutalement, de les initier à nos errements, à nos doutes. Tenter d’émouvoir, sentir l’émotion grimper au fil des mots, puis l’histoire terminée, le rideau tombé, savourer le souvenir de cette communion. Ecrire, chanter, jouer la comédie, peindre, sculpter, se mettre à nu ou se couvrir d’oripeaux, être sans fard ou trop fardé, s’installer dans la tiédeur d’un récit construit au petit point ou s’exposer sous la lumière éclatante d’un proscenium, n’est-ce pas la même chose ? Acte d’amour dédié à tous. |
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Edito du 13-05-2007
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Un monde plus-que-parfait |
... ou presque |
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J’avais l’intention, ce mois-ci, de vous parler dans mon édito de fleurs, de soleil, de ciel bleu. Sujet banal, sujet bateau, sujet simpliste, peut-être. Mais nous avançons, à petits pas, vers un été soyeux et, il me semblait que ce sujet pouvait devenir rubrique. Et puis, m’a sauté aux yeux, il y a quelques jours, l’image ci-dessus. J’ai désormais un nombre impressionnant de télécommandes alignées sur la table de la bibliothèque. Que font-elles, ainsi posées chez une Cochonne pas vraiment cathodique ? Figurez-vous que je me le demande moi-même. Je ne suis pas accro au petit écran, je m’installe plus souvent avec un livre entre les mains qui me tient éveillée jusqu’au petit matin, qu’avec un film sous les yeux qui m’endort immanquablement. Alors, pourquoi cette profusion ? Sommes-nous aujourd’hui tributaires d’une technologie débordante ? Escalade d'écrans de plus en plus géants, télésurveillance, SMS, bouquet numérique, MMS, I'Pod, mobiles, lecteurs de DVD, courriels, GPS, paraboles ouvertes à l'écoute du monde entier (j’en oublie probablement) envahissent notre quotidien. Il m’arrive, même à moi, d’être paniquée à la simple idée d’oublier mon téléphone portable à la maison, alors que je prends la route. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que nous nous passions des télécommandes qui gèrent notre vie ? Edito du 11-04-2007
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Le temps s'en va |
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... le temps, non, mais nous, nous nous en allerons (comme dit la chanson) Je reviens d’un voyage au cours duquel cette évidence m’a frappée face au scepticisme de mes amis. Bien des gens sont surpris lorsqu’ils découvrent la curiosité que je déploie pour les détails simples de la vie ordinaire – je dirai même simplissimes – voire parfois pour des éléments bizarres ou pour, ce qui me paraît à moi, des fragments d’éternité. Regarder avec des yeux neufs, scruter l’insolite, voir au-delà du visible. J’ai sans doute trop d’imagination, car la forme d’un nuage suffit parfois à m’expédier dans un univers original. Des porcinets qui poussent du groin dans un enclos ou un âne qui braie près d’un puits m’incitent à la fable. Un berger accoté à son bâton me la joue baroque. Un cordage qui s’enroule, une girouette qui tourne au vent, et me voilà partie pour des voyages extraordinaires. Je note mes impressions dans les carnets à couverture rouge qui ne quittent pas mes immenses sacs de Mary Poppins. Je descends de voiture. Je sors ma boîte à délirances et je saisis le fugace. Comme si je pouvais arrêter le temps, suspendre l’instant, espérer que rien ne change. Jamais…. Mais le temps s’en va, les couleurs se fanent, le quotidien devient souvenirs. Pire, les souvenirs s’éparpillent, emportés par un vent malicieux. Et moi je reste avec mes milliers de clichés accrochés à la toile, mes histoires rocambolesques que vous lirez peut-être, si vous avez le temps (comme dit une autre chanson). |
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mais il paraît que le temps n'existe pas |
| Edito du 07-02-2007 Ecoutez voir....
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Un éminent membre de la « Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’informatique et des composants électroniques » - plus connue sous le petit nom de CSTIC – a pris contact avec moi suite à la dernière question que je vous posais, via ce site de cochonneries. Souvenez-vous : je vous invitais à réfléchir sur ce mot de « blog » que je trouve fort laid. Et bien figurez-vous que cet organisme public – dans lequel de savants personnages cogitent bénévolement – a déjà tournicoté la question dans tous les sens et soumis des propositions à l’Académie française. De ce bouillonnement d’idées et d’échanges perpétuels, est née une traduction.
Le mot blog a donc été traduit en « bloc-notes ». Terme publié au JO le 20 mai 2005 avec pour définition : site sur la toile, souvent personnel, présentant un ordre chronologique de courts articles ou notes, généralement accompagnés de lien vers d’autres sites et en notes : la publication de ces notes est généralement facilité par l’emploi d’un logiciel spécialisé qui met en forme le texte et les illustrations, construit des archives, offre des moyens de recherche et accueille les commentaires d’autres internautes (source : http://www.criter.dglf.culture.gouv.fr/pls/DGPB/affichage.affiche_fiche?id_fiche=INFO688
Il ne faut pas se leurrer, cependant, car si cette commission planche sur le sujet et propose de franciser les termes anglais imposés par l’informatique – avec parfois à la clé des anecdotes croustillantes – il n’y a pratiquement personne pour veiller à l’application de la terminologie retenue. Quelques associations se battent pour que des mesures concrètes soient prises. Certains, après avoir parcouru les sites Internet des principaux acteurs publics et marchands, dressent la liste des termes jugés « à revoir » (par exemple utiliser courriel au lieu de email). Ils prennent contact avec les webmestres pour changer les passages les plus importants. Ceux-ci font ou défont, selon leur bon vouloir. |
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merci David |
| Edito du 06-01-2007 Chaîne d'union
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La dernière mise à jour installée le 13 décembre de l'an dernier a tissé, au fil des semaines, une sorte de tapisserie ludique et curieuse. Avec moult messages reçus ici et là, soit par l'intermédiaire de ma boîte courriel, soit sur le blog prévu pour cet effet. Blog ? Vous avez dit blog ? Mais pourquoi ce mot utilisé aujourd'hui à tort et à travers ? J'ai cherché la définition, évidemment. Et voici ce que j'ai trouvé : un weblog (mot valise anglais issu d'une contraction de web et de log, log désigant les journaux de bord de la marine et de l'aviation américiane) est un site web sur lequel une ou plusieurs personnes s'expriment librement. Weblog est fréquemment raccourci en blog (fr.wikipedia.org/wiki/BLOG) Sorte de journal intime numérique ou petit forum personnel accessible à tous sur le Web (www.cubic.com)
Alors pourquoi utiliser ce mot barbare de blog ? Pourquoi ne pas employer journal numérique ? Ou encore petite conversation sur la toile ? Ou même, pourquoi pas, papotages entre amis ? Moi, au reçu de toutes ces marques de sympathie qui vont bien au-delà d'un simple échange de mots, puisque je reçois via mon facteur qui s'en étonne, coupures de presse, ouvrages sur les porcs, petits cochons en matériaux divers, enveloppes illustrées, etc... j'ai l'impression que ce sujet sans prétention - les cochons, voilà un beau sujet de conversation, n'est-ce pas ? - génère une sorte de chaîne d'union composée d'amitié qui passe par-dessus les frontières géographiques et temporelles. N'est-ce pas mieux ainsi ? |
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j'attends vos suggestions pour la transformation du mot Blog ... |
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| Edito du 13-12-2006 Que la lumière soit
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Si aujourd'hui dans nos pays industrialisés, Noël est devenu la fête de la Grande Consommation, faisant oublier avec cette escalade les notions de partage et d'amour, il est peut-être bon de rappeler qu'à l'origine c'était tout simplement la fête de la Lumière et que, bien avant l'ère chrétienne, les bougies étaient déjà source de lumière et de joie ; symbole d'espoir et de Paix. Le solstice est le solstice de tout le monde : selon les légendes établies Mithra, dieu solaire, comme le Jésus Christ des catholiques, est né un 25 décembre. Je n'entrerai donc dans aucune guerre de religion (d'abord parce que je déteste la violence, ensuite parce que ce site n'est pas dédié à celà) mais je vous dirai que....
Le plus souvent les bougies sont rouges pour symboliser le feu et la lumière ; cependant qu'en Suède elles sont blanches couleur de fête et de pureté ; comme elles sont violettes en Autriche car cette couleur est celle de la pénitence. En Irlande une bougie est allumée devant la porte de la maison pour indiquer à la sainte Famille qu'elle est la bienvenue si elle passe par là. En Finlande, la veille de Noël, des bougies sont déposées sur les tombes des cimetières et les Danois, 24 jours avant Noël, brûlent une bougie à raison d'un centimètre par jour, en se réjouissant des fêtes futures au fur et à mesure du temps qui passe. A une certaine époque on allumait douze bougies dans l'arbre de Noël afin de représenter les douze mois de l'année.
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Mais sachez aussi que dans beaucoup de pays du monde cette fête est inconnue, soit parce qu'elle ne fait pas partie des coutumes, soit parce qu'ils n'ont pas les moyens d'accéder aux réjouissances.
Et n'oublions pas, qu'aujourd'hui 13 décembre, nous fêtons les Lucie. Lucie, en latin lux, lucis, signifiant lumière. Cette date est Fête nationale en Suède afin d'honorer le jour le plus court et le plus sombre de l'année, puisqu'il semble qu'autrefois le solstice d'hiver tombait le 13 décembre. Du Moyen-âge à la fin du XIXè siècle, les suédois ripaillaient à cette occasion - viande de porc, eau de vie - avant d'observer le jeûne qui débutait le 13 pour s'achever le 25 décembre. Ne reste de cette coutume que cette Fête de la Lumière brillant dans les rues des villes.
Je vous souhaite à toutes et à tous, plein de jolies lumières pour agrémenter cette longue nuit.
Edito du 05-11-2006
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Ma vie en roses |
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Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte, mais celà fait quelques années que je n'ai pas sorti d'ouvrage. C'est qu'à force d'écrire, ici et là, pour les uns et pour les autres, j'ai perdu de vu mes propres désirs, mon engagement initial de n'écrire que pour le plaisir. Plaisir solitaire, plaisir douloureux souvent, mais plaisir savoureux, plaisir bonheur, plaisir sans cesse renouvelé.
Tout ce laïus pour vous annoncer que, dès la fin de novembre, un carnet de textes - inclassables comme d'habitude - sera disponible ici (ou là, comme vous voulez) : "Voleuse d'images" parle d'Amour ; parle de joies, de peine, de révoltes, de rien, de tout, de vous, de nous. Mais également de mes cochons, avec des images à la clé. Forcément, puisque le titre second de ce carnet s'intitule Ma vie en roses (cochon, roses, vous voyez le raccourci ?) Oh ! même si vous ne le voyez pas, quelle importance, l'essentiel est de renouer avec le plaisir. Non ? En espérant, bien sûr, que vous aurez autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à vous écrire.
Alors, si ça vous intéresse, faites-le moi savoir. Soit en mettant un mot sur notre blog (rubrique gruinons ensemble) ; soit en répondant à mon courriel d'annonce ; soit encore en me retournant le bulletin de souscription que vous avez reçu (pour ceux dont je connais l'adresse courrier). |
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| Edito du 12-10-2006
Joyeux anniversaire
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Eh ! oui, j'ai deux ans aujourd'hui. Je sais, je sais, je ne les fais pas, mais rendez-vous compte : fêter son anniversaire un vendredi 13. N'est-ce pas du bonheur assuré pour longtemps ? Alors que justement je m'interroge. Car deux ans, ça peut paraître peu ; mais dans le domaine du site Internet, c'est déjà drôlement vieux. Alors, alors, je vous pose la question : dois-je continuer de vous ébaudir avec mes cochonneries ? Dois-je encore vous donner mon avis sur des sujets aussi peu sérieux ? Dois-je toujours jouer les facétieuses ? Traquer le verrat ? La truie ? Et les porcinets ? Dois-je encore vous abrutir avec mes élucubrations ?
Je lance une sorte de référendum : OUI la Cochonne doit continuer sa traque amicale et vous livrer au fil des mois son analyse porcine ; NON, la Cochonne peut retourner compter les moutons. Votez à la rubrique "Gruinons ensemble" (pas besoin d'être à jour de cotisation, ni d'avoir une carte d'électeur) |
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presque 6000 visiteurs en ces deux ans |
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y'aura-t-il assez de gâteau ? |
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Edito du 09-09-2006 Rentrée littéraire
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Bon an mal an, je dévore une quarantaine d'ouvrages. Tout étant relatif, certains diront que c'est peu ; d'autres penseront que c'est énorme. Je lis moins abondamment qu'autrefois car je fatigue plus vite. Les ans en sont la cause comme dit la fable. Mais cependant, la lecture me procure des soirées inoubliables. Faites parfois de colère épouvantable qui handicape ensuite la sérénité de mon sommeil ; faites aussi - et bien plus souvent - de délicieux frissons qui me font glisser dans les bras de Morphée avec délicatesse. Entre des émissions de télévision insipides et la contemplation passive du plafond immaculé de ma chambre, je n'hésite pas une seconde : un livre, tout de suite, un livre maintenant, un livre jusqu'au bout de la nuit quelquefois.
Je répertorie depuis plusieurs mois le contenu de mes bibliothèques. Je suis effrayée, plus de 3 000 bouquins sont rangés ici et là. Et je ne compte pas, bien sûr, ceux que j'ai prêtés et qu'on a oublié de me rendre. Ai-je lu tous ces écrits ? Vraiment ? Peut-être pas. Vous savez ce qu'il en est des coups de foudre livresques : on achète dans une sorte d'ivresse fébrile quatre ou cinq livres parce que la 4ème de couv est appétissante ; on les pose sur la pile des "pas encore lus mais à lire bientôt" ; on en ouvre un, puis un autre... puis on se laisse attraper par d'autres ivresses fébriles tout aussi passionnantes. Les rayonnages se remplissent parce que la pile des "pas encore lus mais à lire bientôt" brinquebale ; notre mémoire défaille, on oublie ses premières amours... Cependant, comme je tiens aussi depuis longtemps le répertoire de mes impressions de lecture, je peux remonter le temps. Retrouver le fil de mes engouements, replonger pour quelques minutes dans toutes ces histoires. C'est ainsi qu'en 2006, j'ai entamé mon année littéraire en janvier avec Ilo de Franceschi et son tendre "Ecrivez-moi, Madeleine" Cadeau d'une amie encore plus gourmande que moi. Tant de tendresse et de jolies choses qu'à mon tour j'en ai offert plusieurs exemplaires. Je me suis laissée emportée par le "Portrait du Gulf Stream" d'Erik Orsenna, un régal en ce mois de janvier désolant ; puis par une "Lili la tigresse" de Alona Kimhi, absolument jubilatoire ; le "Mécano girl" de Janet Evanovich, toujours délirante, m'a procuré quelques soirées de franche rigolade ; puis, plus tard, une "Viande froide, cornichons" d'un Edouard Laurent désopilant que j'ai dévoré en deux heures ; le dernier Fred Vargas "Dans les bois éternels" qui m'a donné envie de retrouver cette auteure de talent, j'ai commandé plusieurs autres titres de cette écrivaine que j'aime ; quelques bricoles cochonnes, histoire de vous raconter des anecdotes ; et encore Misa Yamamura, Mariama Bâ, Yann Queffelec, Roberto Ampuero, Stephen King.... et, sans doute pour "m'indigestionner", de nombreux ouvrages "politiques". Espérons qu'ils ne m'auront pas écoeurée pour les prochaines échéances électorales. |
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bonne lecture à toutes et à tous |
| Edito du 25-07-2006 Ecoutez voir...
J'ai une réflexion à vous livrer. Il fait chaud ! (non ceci n'est pas ma réflexion, mais une constatation) Seulement voilà, les températures que nous venons de connaître - peut-être un peu supérieures aux normales saisonnières - catastrophisent les médias, les politiques, les citoyens qui s'ennuient sûrement, les uns et les autres qui ne cessent de gémir contre le soleil, sauf bien sûr ce couple de cochons qui a trouvé l'endroit idéal pour subir les affres de l'été
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Ils savent bien, eux, que depuis la nuit des temps il faut se mettre à l'abri des rayons ardents ; ils n'ignorent pas qu'entre midi et seize heures, l'ombre est plus propice aux chairs tendres ; ils n'ont pas oublié que s'agiter avec Phébus au zénith donne des suées. Aussi ne se laissent-ils pas impressionner même par le gros zoom du photographe impénitent que je suis. Ils sont posés au frais, stoïques, et rien ne les fera bouger. Alors pourquoi y a-t-il autant d'agitation devant un phénomène plutôt banal ? Pourquoi faut-il qu'aujourd'hui tout prenne des allures de catatrosphes ? Un coup de chaleur devient une canicule, le moindre raz de marée un tsunami, la finale de coupe du monde un désastre national à faire chuter le CAC 40... De grâce, ne nous affolons pas pour si peu. Restons zen et
hydratons-nous (et rendez-vous pour ça à la rubrique glanderies)
Edito du 29-05-2006 ça c'est du cinéma !
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Une fois n'est pas coutume, j'ouvre mon site de cochonnerie sur un coup de coeur dans lequel les cochons n'ont rien à faire. Almodovar, j'adore. A tel point, voyez-vous que, moi comédienne de 52ème zone, perdue dans le fond d'une campagne où ne poussent pas encore les éoliennes, s'il faisait un casting - afin de recruter une blondasse pour jouer le rôle de la potiche muette, en équilibre sur les mains, dans une scène coupée au montage - je serais capable d'apprendre l'espagnol en une semaine et d'aller jusqu'à Madrid en sautant à cloche pied ! Quand on aime on ne compte pas... Mais venons-en au fait.
Volver, c'est un film de femmes qui gravitent dans le monde "Almodovardien" : il y a du rouge, du sang, des gros seins, des larmes, du rire, du sexe, de la douleur, de l'extravagance, des embrassades, de la musique, et de la nostalgie à faire sortir son paquet de Kleenex. Ah ! j'oubliais, il y a aussi le vent. Ce vent qui rend fou, ce vent qui joue sur les nerfs. Et de l'image sublime. Et des plans séquences merveilleux. Il y a Carmen Maura, surprenante, chaleureuse ; Lola Duesnas étonnante ; la magnifique Pénélope Cruz, généreuse, sensuelle. Elles sont belles, elles sont fortes, elles sont loufoques, elles sont débrouillardes, elles sont solidaires et Pedro Almodovar les met si bien en espace. C'est vraiment le réalisateur qui sait le mieux parler du sexe faible.
A voir, à voir, à voir....
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| Edito du 10-04-2006 c'est le printemps ! (Quel scoop)
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J'avais l'intention de joindre à mon édito de ce mois d'avril une aimable photo fleurie. Des jonquilles ou des pensées, quelque chose de colorée, de sympathique. Or, on m'a fait remarqué dernièrement que je courais beaucoup, un jour ici, un autre là. Est-ce à dire que je n'ai plus le temps de respirer l'air du printemps ? De me pencher sur la nature ? Pourtant, pourtant, à travers mes histoires cochonnes vous verrez que j'ai quand même quelques jolies images à vous donner. Alors prenez les comme elles viennent, avec amitié, sans chercher plus loin. Joyeux printemps à toutes et à tous...
Ô souvenirs ! Printemps ! Aurore ! Victor Hugo
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merci à Cat pour cette image rigolote |
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| Edito du 05-03-2006 un peu de symbolisme,
Juste pour le plaisir et pour revenir vers nos chers petits cochons, porcs, verrats, et autres truies de la création. Sans oublier, bien sûr, les sangliers puisque, pour l'instant, ces braves bêtes ne sont pas consignées pour cause de grippe aviaire. J'ai lu, dernièrement, quelques lignes qui me paraissent intéressantes et que je livre à votre réflexion : la truie, particulièrement prolifique, dont la gestation dure trois mois, trois semaines et trois jours (trois étant le chiffre magique par excellence - on se croirait dans un roman à clef écrit par Dan Brown) était dédiée à Déméter, déesse de l'abondance et de la terre cultivée. A chaque récolte, on en immolait une à son intention. Dans la tradition grecque, le sang de cochon purificateur lavait des souillures morales. A Rome, le sacrifice d'une truie, qui plaçait sous les meilleurs auspices les grandes occasions, intervenait également après un décès. La truie étant censée accompagner l'âme du mort vers les cieux.
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Alléluia ! Alléluia ! |
Edito du 21-01-2006 ouf ! elles sont passées...
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Les fêtes ! Oui, Noël, jour de l'An, voire Epiphanie (eh ! oui, elle aussi se met de la partie) Désormais, nous allons pouvoir respirer. Le plus dur est derrière nous pour environ 330 jours. Enfilons notre jogging, chaussons nos pompes à vapeur et bougeons-nous, car bien sûr pour toute cochonne qui se respecte, les fêtes c'est surtout du lard sur la côtelette. Je vous conseille donc pour quelques mois, le poireau, la courgette, la scarole, l'endive, les champignons, le tout évidemment à satiété, et agrémenté de fines herbes. Ainsi que quelques miettes de water pudding qui, comme chacun sait, offre de naviguer menu.
Faites fi du gras, du lourd et de l'indigeste. Les cochons peuvent dormir en paix, les moutons attendre le printemps, les volatiles tenter d'échapper à la grippe aviaire, les boeufs ruminer sans souci, la glace à la vanille, le tiramisu, et la galette, s'ennuyer dans les réfrigérateurs, le Bourgogne et le Bordeaux se chambrer d'inquiétude, nous résisterons à la tentation. Nous nous installons au vert, au léger, au tendre.....
Nous pouvons juste nous "indigestionner" de mots et d'images. Alors suivez-moi. |
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chic, chic, chic, mon édito bat sur le fil tous les magazines féminins qui, dès le mois de février, conseillent une foultitude de régimes, plus loufoques les uns que les autres. Edito du 02-12-2005 Joyeux Noël !
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Pourquoi joyeux ? Depuis ma plus tendre enfance cette période particulière, vouée à la fête et aux embrassades, a toujours déclenché chez moi un spleen absolu. Pour quelle raison ? Je n'en sais fichtre rien. Trop de lumières ? Trop d'artifice ? Escalade de cadeaux ? Obligation de s'amuser en dépit du temps morose ? Allez savoir. Mais le fait est là : chaque année, j'attends avec impatience que l'an nouveau soit déjà fort entamé pour renaître de mes cendres.
Sûrement l'un des paradoxes de la cochonne-scorpionne. Je vous les souhaite bonnes quand même ces fêtes.
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| Edito du 08-10-2005
Cochon d'pirate !
Non, non, non, non, non, la cochonne n'a pas disparu durant l'été !
Pourtant ce n'est pas faute d'avoir voyagé, d'avoir copiné avec le soleil, d'avoir navigué vers des contrées lointaines et parfumées, d'avoir observé son prochain par le petit bout de l'appareil photo. Mais, mais, figurez-vous que la cochonne s'est fait pirater !
Eh ! oui, monsieur ; eh ! oui, madame, le site de la cochonne a été l'objet d'une intrusion mal intentionnée. Un petit malin (je ne sais même pas si ils ne s'y sont pas mis à plusieurs) s'est introduit, durant l'été, dans le serveur qui héberge notre délirance. Non seulement, il en a vidé le contenu, mais en plus il a écrasé le disque dur afin qu'on ne puisse relever d'empruntes. Pourtant s'il avait demandé poliment, je lui aurais confié recettes de cuisine, news, histoires cochonnes et bien d'autres choses encore.
Mais non, nous sommes dans un monde de brutes où les cochons ne sont pas ceux qu'on imagine se vautrant dans la fange. Il est des cochonneries bien plus effrayantes que celles commises par ces charmantes bestioles à peau rose. Bêtise gratuite ; méchanceté imbécile ; afin de prouver quoi ? Qu'on est le meilleur pirate du Web ? Beurkkkk...
C'est à cause de cet incident que le site cochonnet.org est un peu désordonné, un tantinet mal fichu. Il y manque des rubriques. Mais il se refait une santé, avec notre conversation, avec des actualités, des photos bizarres et, dans peu de temps, il sera tout aussi joli qu'avant. Surtout, surtout, que nous fêtons ensemble le premier anniversaire de sa mise en ligne.
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avec plus de deux mille visiteurs et plein de contacts sympa
ça s'arrose ! |
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Edito du 26-10-2004
cochon de payant !
Edito d'automne
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C'est l'automne. Avez-vous remarqué ? Le soir fraichit, le ciel prend des couleurs grisantes, la pluie s'installe par rafales glacées, les jours racourcissent, les nuits s'allongent (évidemment) et les arbres se dénudent. Les feuilles jaunes, rouges, mordorées, brunes voltigent happées par un vent tourbillonnant, dégringolent dans les allées, dans les promenades.
Hélas, toutes les feuilles ne prennent pas ces teintes agréables. Celles qui tombent dans nos boîtes aux lettres n'ont rien de poétique : taxe d'habitation, taxe foncière, troisième tiers, contribution sociale... Petits papiers cochons, qui ne nous amusent guère. Mais, comme dit un cochon de mes connaissances "du moment que tu paies des impôts c'est que tu es riche." Vu sous cet angle, forcément, ça rassure.
Cependant, comme l'a si bien souligné un humoriste "on met ici de nouveaux impôts sur tout ce que l'on peut. J'ai peur qu'enfin on en mette sur les gueux qui se chauffent au soleil" Alors à quand l'impôt sur l'air que nous respirons ? Sur les rêves que nous faisons ?..... |
| Edito du 13-10-2004
Cochon qui s'en dédit
Edito du seul écrivain qui ose
Pourquoi introduire sur le Net un site dédié aux cochonneries ? Simplement parce que j’ai promis à mes amis, à mes ennemis, à mes détracteurs et... aux autres (mais ne sont-ce pas les mêmes ?) qu’ils allaient s’en payer une bonne tranche et que je n’hésiterais pas un instant à donner de ma personne pour les distraire.
Je suis au pied du mur (de la porcherie ?) et ne peux plus reculer, ce qui est dit est dit : cochon qui s’en dédit voici pour vous, pour moi et surtout pour eux un aperçu, une ronde, un panel des cochonneries du monde. |
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Le porc est un animal qui se confond avec la saleté, la goinfrerie, la fange, la perversité, l’ignorance, la luxure, l’égoïsme et la gourmandise. Mais paradoxalement, il symbolise la bonté, la gentillesse, voire une certaine niaiserie, l’abondance et la prospérité.
Alors qu’en est-il exactement ? Découvrons ensemble les trésors cachés sous la couenne épaisse. |
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