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Edito d'aujourd'hui

Blanc d’oubli

 

     
                              

                                                                            

 Pour ce premier roman, Even Gil a choisi de nous faire pénétrer dans un monde particulier : celui feutré du pavillon long séjour d’un hôpital imaginaire. Que fait cette femme à l’âge incertain posée là ? Elle ne communique plus. Volontairement ou parce qu’elle est réellement perdue ? A travers ses pensées dispersées, elle nous promène entre aujourd’hui et hier. Sa vie se mélange en un kaléidoscope bigarré. Passé, présent, se superposent. Cette ancienne comédienne joue-t-elle encore la comédie ? Ou bien souffre-t-elle de troubles cognitifs ? S’invente-t-elle une vie qui n’a jamais eu lieu ? L’enfance revient en boucle. Tout commence le jour de son anniversaire, mais lequel ? Elle ne sait plus. Elle a oublié son âge. Entourée de sa famille, fêtée, adulée, elle laisse son esprit s’égarer vers d’autres moments joyeux ou tristes

Roman pointilliste dans lequel les couleurs complémentaires de l’existence superposent les couleurs primaires de celle-ci. Chaque phrase, chaque expression sont choisies avec soin et ne sont pas interchangeables. Raconté sans chronologie, cet exercice difficile d’un mélange passé-présent-folie est réussi. On s’attache à cette vieille femme au caractère affirmé. On la suit dans les méandres enchevêtrés de ses souvenirs. J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien…. Quant au chat qui apparaît, disparaît, la nargue, la veille, est-il le fil rouge de cette pelote de sensations ?

     

Si cet écrit a été couronné du « Prix du premier roman » remis par EDIT’O, Les Editions Oléronaises, à l’issue du concours 2012, ce n’est pas par hasard car Even Gil – Gil Melison-Lepage - l'a porté en elle très longteps. On le trouve chez l'auteur et dans les Librairies de Haute-Marne (12 € + frais d'envoi)





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