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Actualité
                   

L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.

Gérard Klein

  

L’actualité du jour – ou du moins de ce début de mois de Mai – m’a conduit comme je vous l’ai dit vers l’Est. J’avais envie depuis très longtemps de visiter la ville de Dresde ; voir comment cette cité détruite presque à 100 % lors du bombardement anglais des 14 et 15 février 1945, avait su renaître de ses cendres. Comment depuis la réunification, la capitale de la Saxe était devenue, avec ses 500 000 habitants, l’une des métropoles la plus dynamique d’Allemagne, tant sur le plan culturel, que sur le plan économique et touristique.

La Florence de l’Elbe

 

D’abord village de pêcheurs, c’est ainsi que s’est appelée l’ancienne résidence des princes électeurs et rois de Saxe, lorsque au XVIII siècle furent bâtis les principaux édifices baroques. Sculptures, objets d’art, porcelaines, bijoux, pierres précieuses, collections uniques en Europe sont rassemblés par les souverains qui se succèdent alors. S’y retrouvent également de nombreux musiciens, architectes, peintres, venus d’Italie ou d’Autriche. Ces trésors artistiques seront mis à l’abri durant la seconde guerre mondiale.

         
   

 

Le Zwinger, l’un des ensembles baroques témoin de cette époque glorieuse entièrement reconstruit entre 1945 et 1963, abrite cinq musées, sous le regard amusé des angelots, nymphes de pierre qui dansent au long de la terrasse ; comme également l’Opéra Semper, reconstruit à l’identique, l’extérieur entre 1952 et 1956, l’intérieur entre 1977 et 1985. Que dire également de cette église Notre-Dame (la Frauenkirche), ancien édifice religieux protestant, complètement détruite lors du bombardement, rebâtie à partir de 1994, avec les pierres d’origine récupérées dans les ruines, répertoriées, numérotées, numérisées et remises en place d’après les photographies d’époque. Matériaux anciens, matériaux neufs mêlés donnant à l’ensemble une couleur extraordinaire. Travail de fourmis, chef d’œuvre emblématique.

         
         

Et puis encore, et puis encore….

         
         
         

Terrasse de Brühl, panoramique, avec vue sur l’Elbe au soir descendant ; rues piétonnes animées ; curieux mélange d’anciens et de très moderne ; et de l’autre côté du fleuve promenade bucolique sous les fruitiers en fleurs, escaliers en estrade où la jeunesse rassemblée piquenique ; esplanade ombragée où il fait bon s’arrêter pour un déjeuner typique. Et partout, partout, des constructions, des aménagements, comme s’il fallait rattraper le temps perdu.

Mais le temps perdu se rattrape-t-il ? Peut-être oui, peut être..... Mais, je n'ai pas pu ramener (pour cause de 1er mai) ces marrantes salière et poivrière têtes de cochon en porcelaine.

     
                                  
   ... à suivre  

… Et ça continue encore, et encore, c’est que le début…

         
       .... de mon périple au pays des Soviets. Passer l’Oder, ne pas manquer la Venise de Pologne, Wrolclaw (Breslau, allemande jusqu’à la fin de la dernière guerre) ville médiévale et ses cent douze ponts, sa douzaine d’îles, sa joie de vivre.  
         

Effervescence sur le Rynek, avec un méga concert de rock. Place au Sel encombrée de guitaristes gothiques, chevelus, exotiques ; style baroque autour, baroque  dessus, baroque partout ; marché aux fleurs jusqu’à point d’heure ; et de la bière coulant jusqu’à l’aube, sans que la pluie dérange qui que ce soit.

Et puis encore, ne pas oublier la rue des Anciennes Boucheries et ses cochons de bronze, ses boutiques d’artistes (fermées, dommage) ; chercher les quinze gnomes qui se nichent aux quatre coins de la ville ; se laisser emporter par un bateau à aube et découvrir, lovés, disséminés, les charmes bucoliques d’un 1er mai champêtre ; ou bien se laisser charmer par une sérénade manouche.

     
                          
     

Et puis encore sur la route du retour (encombrée cependant), traverser l’Allemagne ; faire halte Porte de Brandebourg, pour un instant seulement et juste pour le fun.

 

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